Être sexologue

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Un·e sexologue est une personne qui a suivi une ou plusieurs formations en sexologie. Elle peut également avoir suivi d’autres formations en psychologie par exemple ou dans un domaine relatif à la santé et au bien-être.

Elle est tenue de se conformer à un code de déontologie précis (que l’on peut retrouver au sein de diverses institutions professionnelles telles que le Syndicat National des Sexologues Cliniciens qui possède son Code d’éthique), qui établit notamment qu’elle doit respecter les valeurs culturelles, religieuses et morales de ses patients. Elle se doit également de respecter leur intégrité physique et psychique. A ce titre, tout passage à l’acte sexuel est formellement interdit durant la thérapie. Consulter un·e sexologue, c’est la garantie d’obtenir des informations, des conseils, un suivi relatif à sa sexualité, quelles que soient son identité de genre ou son orientation sexuelle.

Par ailleurs, dans le cadre de la sexologie, seuls un·e médecin sexologue ou professionnel·e de santé tel·le·s qu’un·e kinésithérapeute sexologue, sage-femme sexologue ou gynécologue sexologue, peuvent demander au·à la patient·e de se déshabiller et éventuellement de procéder à un examen médical, avec l’accord de ce·tte dernier·ère. Les prescriptions médicales sont faites uniquement par les médecins et sages-femmes.

Je ne peux donc pas prescrire de traitement médicamenteux.

  • Savoir écouter réellement, sans jugement, avec bienveillance et respect.
  • Proposer un espace de confiance pour que la personne se sente en sécurité.
  • Respecter toujours son rythme et son consentement.
  • Essayer profondément de comprendre la personne reçue dans sa complexité, son parcours de vie, ses failles, ses forces, ses limites, ses blessures, ses traumas, ses ressources, son rapport à son corps, à l’autre, au plaisir, aux permissions que l’on se donne…
  • Partir à la rencontre de toutes les facettes activées chez le·la patient·e.
  • Être encourageante, rassurante, soutenant.
  • Accompagner la personne vers plus d’autonomie, la laisser explorer et travailler par elle-même et ne pas travailler à sa place.
  • Être intègre et respecter l’intégrité physique et psychique des personnes reçues.
  • N’avoir aucun lien ou proximité inadapté·es avec le·la consultant·e.
  • Avoir un socle de connaissances théoriques solides pour donner une information fiable.
  • Connaître et maîtriser des outils pour accompagner la personne dans ses problématiques qui l’amènent à consulter.
  • Être dans un apprentissage continu pour me tenir à jour de ce qui se dit et se fait en sexologie et en psychologie.
  • Me former régulièrement pour les mêmes raisons et pour continuer à développer des compétences et des qualités d’accompagnement.
  • Être supervisée dans ma pratique.
  • Être capable de recourir à un·e thérapeute pour moi-même dès que nécessaire.
  • Respecter mon propre cadre thérapeutique : durée des séances, réorientation des personnes si nécessaire, valeurs assumées…
  • Être en mesure de reconnaître quand le suivi ne semble plus adapté pour quelque raison que ce soit et savoir l’expliquer à la personne accompagnée.

Dans une optique d’éthique personnelle, toustes les sexologues devraient pouvoir justifier d’une supervision de leur pratique professionnelle par un·e thérapeute ayant une ancienneté dans son domaine, faisant preuve d’un bon niveau de compétences pratiques et une d’attitude professionnelle exemplaire. Ceci permet au ou à la sexologue supervisé·e d’avoir un encadrement et un suivi adaptés.

D’autre part, avoir suivi ou continuer à être suivi·e en thérapie personnelle permet au·à la sexologue de ne pas voir la thérapie avec son patient entravée par des problématiques personnelles, ce qui aurait des conséquences néfastes sur le bon déroulé thérapeutique. En effet, avoir travaillé sur ses propres blessures et ses conflits psychiques donne la possibilité de ne pas contaminer le ou la patient·e et l’espace thérapeutique. Finalement, le·la sexologue a la responsabilité de bien se connaître avant de démarrer son activité.

À ce titre, je suis moi-même supervisée une demi journée par mois en groupe par une sexologue et suis également suivie en thérapie individuelle par une sexologue et praticienne en psychothérapie dès que j’en ai le besoin.

Enfin, il m’a semblé important d’établir une Charte d’engagement, résultat d’années de pratique en accompagnement en sexothérapie et psychothérapie. Celle-ci passe en revue les engagements que je prends en tant que sexologue clinicienne et praticienne en psychothérapie ainsi que ceux des personnes que je reçois en téléconsultation. Elle décrit aussi les valeurs essentielles que je soutiens telles que le féminisme, une vision de la sexualité comme plurielle et non performative ou encore le consentement et le respect des limites de chacun·e. Vous pouvez retrouver cette Charte ici.